16 janvier 2012

Cercle de Silence à Lorient

Chaque premier jeudi du mois, de 18 h à 19 h

Place Aristide Briand (face à la FNAC)

On reste 5 mn ou 1 h ! Le temps qu’on veut …

Nous dénonçons la politique d’immigration et les quotas d’expulsion. Cette politique entraîne des situations contraires à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et contraires à la loi française.

Nous dénonçons l’enfermement de personnes en Centre de Rétention du seul fait d’être entrées en France, pour fuir la misère ou la guerre. – Des enfants sont retenus dans ces Centres de Rétention, contrairement à la loi.
Nous dénonçons la défection de la Préfecture. Elle est tenue d’héberger les demandeurs d’asile, dans les CADA. Elle se contente de les domicilier, sans les héberger.
NOUS PENSONS qu'il est important d'engager une réflexion collective concernant le respect des droits de l'Homme en France et en Europe.

Nous nous indignons des obstacles administratifs qui rendent de plus en plus difficile l'obtention d'un titre de séjour. Des hommes, des femmes, des familles entières, vivent et travaillent dans la clandestinité et la peur.
Nous refusons la chasse aux étrangers qui inflige aussi des traumatismes profonds à ceux qui en sont les témoins, à la société tout entière, aux enfants particulièrement.
NOUS VOULONS que la France redevienne un pays d'accueil, sans cesse enrichi, transformé par des êtres humains venus du monde entier.

Baladés de Rennes à Lorient - Face à l’engorgement des services sociaux de Rennes, où les demandeurs d’asile de Bretagne, doivent faire leurs démarches administratives, le préfet de région a décidé de les disperser vers les 3 autres départements bretons.
Concrètement, des demandeurs d’asile arrivent à Lorient avec une adresse postale, sans plus. Ils dorment à la rue et aucune institution ne peut les aider, entre autres pour rédiger leur demande d’asile ou leur permettre d’avoir accès à leurs droits sociaux. Et ils sont toujours obligés de se rendre à la préfecture de région, à Rennes, pour leurs démarches administratives.


27 septembre 2011, aéroport de Rennes – Une famille, parents et huit enfants, est mise de force dans un avion, affrété pour la Pologne (la maman et le grand fils, scotchés). - M. et Mme D. sont tchéchènes. Ils ont les documents attestant qu’ils sont retournés vivre plus de 3 mois en Tchétchénie et que, d’après l’accord de Schengen, ils avaient le droit de choisir la France comme pays d’asile. Rien n’y fait. Ils sont renvoyés en Pologne, pays où ils avaient essayé d’émigrer en 2006.


Hébergement insuffisant - Pour assurer l’hébergement des demandeurs d’asile, la loi prévoit un centre spécifique : les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA). Mais … les moyens ne suivent pas ! Selon l’OFFI (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration), en 2010, à peine un tiers des demandeurs d’asile a pu accéder à un CADA.


Une « réquisition » citoyenne - A Lorient, trois familles occupent, depuis le vendredi 30 septembre, un immeuble, propriété de la ville, au 49 rue Kerlin. L’immeuble a fait l’objet d’une « réquisition citoyenne », puisque la sous-préfecture, à l’époque, a été incapable, de fournir un logement à ces trois familles.


Préfet désavoué - Récemment, la Préfet de Région a été désavoué par le Tribunal Administratif. Non seulement, malgré la loi, il ne fournissait pas d’hébergement aux demandeurs d’asile, mais en plus, il leur interdisait de se déclarer domiciliés à la Croix Rouge, plus de quatre mois. Or sans domiciliation, impossible de toucher l’allocation temporaire d’attente, de bénéficier de la CMU, ni d’avoir une carte de bus. – Force reste à la loi ! Le Préfet devra accepter que les demandeurs d’asile, continuent à être domiciliés à la Croix Rouge.


Un collectif d’associations et de personnes citoyennes

 

Résultats obtenus … Résultats espérés …
Les deux familles évoquées dans le tract sont devenues trois, puis quatre … Le préfet excédé, et ne voulant pas de vagues, a payé des nuitées d’hôtel … Mais ceci n’est qu’une chiquenaude ! Au journaliste qui nous demandait combien de temps dureraient ces cercles de silence, nous avons répondu :

« Jusqu’à ce que les lois sur l’immigration soient changées et respectent enfin les immigrés » - Le fait pour un étranger de se trouver sur le sol français, ne constitue pas, en soi un délit. Alors pourquoi transformer les CRA (centres de rétention administrative) en prison ! Le résultat espéré ne peut être qu’à long terme. Des cercles de silence existent dans à peu près 200 villes en France. Les gens posent des questions. La presse en parle. C’est ainsi que peu à peu se crée un courant d’opinion. Sûr, il faut y croire. On n’obtient rien sans peine !


« Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État » (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme – 1948)

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